4 février 2020

Brexit et protection des données personnelles

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Presque trois années après avoir entamé la procédure de retrait couramment appelée Brexit et à l’issue d’intenses négociations avec la Commission européenne, le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne (UE) dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2020.

Mise en place d’une période transitoire prolongeant l’application du RGPD et la protection des données personnelles au moins jusqu’à fin 2020

Outre les nombreux aspects humains, politiques et économiques qu’implique ce départ d’un des plus anciens membres de l’UE, cette décision historique aurait pu avoir des conséquences juridiques très contraignantes quant aux conditions dans lesquelles des données à caractère personnel peuvent désormais être transmises à des destinataires britanniques par tout responsable de traitement établi dans un État-membre de l’UE.

Sans aménagement particulier, le départ du Royaume-Uni aurait en effet pu signifier que les dispositions du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) ne s’y appliqueraient plus et que les sociétés souhaitant entamer ou poursuivre une relation avec un destinataire britannique devaient conclure des contrats basés sur les clauses contractuelles types (CCT) de la Commission européenne, précisément conçues pour couvrir les transferts de données vers des pays dont le droit national n’offre pas un niveau de protection jugé suffisant.

L’accord de retrait négocié prévoit heureusement la mise en place d’une période transitoire pendant laquelle les dispositions du RGPD continueront d’être applicables au Royaume-Uni. Cette période court initialement jusqu’au 31 décembre 2020 et pourra être prolongée une fois, pour une durée maximale de deux ans.

Aucune formalité n’est donc nécessaire durant cette période pour transférer des données personnelles vers des destinataires établis au Royaume-Uni.

Si ce délai ne suffisait pas pour que la Commission européenne adopte une mesure d’adéquation visant à reconnaître que le droit britannique offre un niveau de protection adéquat, c’est à dire équivalent à celui en vigueur au sein de l’Union européenne, tout transfert de données personnelles vers le Royaume-Uni devra être encadré par les outils prévus par le RGPD.

Brexit et données personnelles : lire l’article de la CNIL sur le sujet

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