FrenchTech. Une candidature vendéenne autour des réseaux intelligents

Vendée French Tech logo

NUMÉRIQUE. La Vendée vient de déposer sa candidature au label French Tech, avec l’appui de dizaines d’entreprises. Face à elle, Le Mans et Laval sont aussi en lice.

La French Tech quèsaco ?

Lancé en 2013 par le gouvernement, le label French Tech vise à fédérer les start-up françaises et entrepreneurs du numérique au sein d’un réseau à visibilité nationale et internationale. 13 métropoles ainsi que 4 écosystèmes thématiques ont jusqu’à présent été labellisés. Dans les Pays de la Loire, Nantes, mais aussi Angers (autour de l’objet connecté) ont reçu ce label. En même temps que la Vendée, Le Mans et Laval ont également candidaté respectivement avec des projets autour de l’automobile connectée et la réalité virtuelle.

Déposé par le Conseil départemental, le projet vendéen regroupe Vendée Expansion, le SyDEV, La Roche-sur-Yon agglomération, Oryon et Vendée Numérique. Avec des politiques comme Nathalie Gosselin, conseillère régionale et le député Alain Leboeuf (LR) à l’origine de l’initiative.

Déjà 40 entreprises derrière

Si le dossier est retenu la gouvernance reviendra toutefois aux professionnels et entreprises. Ces derniers ont été peu à peu associés à la démarche. « Une quarantaine de courriers de soutien émanant d’entreprises ont accompagné la candidature », assure Sébastien Bonnet, directeur d’Oryon, l’agence de développement de l’agglomération yonnaise.

Des noms ? Bénéteau, Tronico, Resa Airport, Zephyr, Fairson Inventaire ou des start-up (Flex Sense, Digitemis cybersécurité…) font partie des premiers locaux concernés, aux côtés de nationaux (ERDF, Orange, Véolia…).

Pourquoi ce label ?

La Vendéenne Emmanuelle Roux, patronne de la micro usine partagée zBis, fait partie de l’équipe. Fraîchement élue au conseil national du numérique, cette dernière conseille désormais le gouvernement…

Qui dit French Tech dit coup de projecteur sur le territoire et une certaine reconnaissance.« Sans ce label, il sera plus difficile pour nos start-up de lever des fonds, en particulier de la part de Bpifrance, qui finance l’innovation, explique clairement Nathalie Gosselin. Aujourd’hui, on ne peut pas ne pas y être. D’autant qu’avec les French Tech d’Angers, Nantes et Rennes d’un côté et de Bordeaux de l’autre, c’est moins évident d’attirer un porteur de projet. Même si ce n’était pas le but, la labellisation a entraîné un peu de compétition entre les territoires ».

Détenant aussi une casquette d’associée au sein de Cube, une agence web, Nathalie Gosselin espère également capter des investissements pour la formation, les associations professionnelles, de nouveaux lieux collaboratifs pour la filière en Vendée, « où il existe plus de 800 entreprises du numérique », évalue-t-elle.

Réponse de l’État en juin

« Ça nous inscrirait dans un réseau de pôles numériques français et internationaux. C’est un moyen d’être référencé et reconnu, de trouver plus facilement des partenaires, des fournisseurs, de faire aboutir des projets de croissance externe, etc., commente Alain Blanchard, directeur du développement chez Cocktail Vision. Et via les réseaux intelligents, pourquoi pas imaginer de nouvelles applications pour nos panneaux d’affichage numérique, en lien avec les consommations d’énergie ou d’autres choses. »

L’État devrait donner sa réponse en juin.

Florent Godard

Source : Le Journal des Entreprises

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