French Tech. La Vendée dépose une candidature autour des réseaux intelligents

Vendée French Tech logo

Mi-avril, le Département de la Vendée a déposé sa candidature au label numérique « French Tech », avec un projet de pôle autour des réseaux intelligents.

« L’idée s’est imposée très vite », raconte Nathalie Gosselin, adjointe à la mairie de La Roche-sur-Yon, en charge du numérique, également conseillère régionale, qui a participé au dossier.

Pour rappel, un vaste démonstrateur de réseau électrique connecté, lancé par ERDF et le SyDEV est en cours d’installation (28 M€ d’investissement), qui doit permettre d’adapter les consommations aux pics de production d’énergies renouvelables. La Vendée aura aussi un rôle moteur dans le lancement de son grand frère, le réseau Smile, qui va être déployé entre 2017 et 2019 en Bretagne et et Pays de la Loire (300M€ d’investissement).

French Tech quèsaco?

Lancé en 2013 par le gouvernement, le label French Tech vise à fédérer les start-up françaises et entrepreneurs du numérique au sein d’un réseau à visibilité nationale et internationale. 13 métropoles ainsi que 4 écosystèmes thématiques ont jusqu’à présent été labélisés.

Dans les Pays de la Loire, Nantes , mais aussi Angers (autour de l’objet connecté) ont reçu ce label.En même temps que la Vendée, Le Mans et Laval ont également candidaté respectivement avec des projets autour de l’automobile connectée et la réalité virtuelle.

Déposé par le Conseil départemental, le projet vendéen regroupe Vendée Expansion, le SyDEV, La Roche-sur-Yon agglomération, Oryon et Vendée Numérique. Avec des politiques comme Nathalie Gosselin et le député Alain Leboeuf (LR) à l’origine de l’initiative.

Une quarantaine de courriers d’entreprises dans le dossier

Si le dossier est retenu la gouvernance reviendra toutefois aux professionnels et entreprises, au final. Ces derniers ont été peu à peu associés à la démarche. « Une quarantaine de courriers de soutien émanant d’entreprises ont accompagné la candidature », assure Sébastien Bonnet, directeur d’Oryon, l’agence de développement de l’agglomération yonnaise.

Des noms ? Bénéteau, Tronico, Resa Airport, Zephyr, Fairson Inventaire ou des start-up (Flex Sense, Digitemis cybersécurité…) font partie des premiers acteurs locaux concernés, aux côtés d’acteurs nationaux comme ERDF, Orange , RTE, Véolia, General Electric…

La vendéenne Emmanuelle Roux, patronne de SC21 et de la micro usine partagée zBis, fait partie de l’équipe. Fraîchement élue aux côtés de grands noms du web français au conseil national du numérique, cette dernière siège désormais au sein d’un organe chargé de conseiller le gouvernement…

Pourquoi une French Tech ?

« Sans ce label, il sera plus difficile pour nos start-up de lever des fonds, en particulier de la part de Bpifrance, qui finance l’innovation, explique clairement Nathalie Gosselin. Aujourd’hui, on ne peut pas ne pas y être. D’autant qu’avec les French Tech d’Angers, Nantes et Rennes d’un côté et de Bordeaux de l’autre, c’est moins évident d’attirer un porteur de projet aujourd’hui. Même si ce n’était pas le but, la labellisation a entraîné de fait un peu de compétition entre les territoires. »

« Si demain on est retenu, ça nous inscrira dans un réseau de pôles numériques en France et à l’international. C’est un moyen d’être référencé et reconnu, de trouver plus facilement des partenaires, des fournisseurs, d’aider des projets de croissance externe etc., commente Alain Blanchard, directeur du développement chez Cocktail Vision. Et puis la thématique des réseaux intelligents peut nous intéresser, pourquoi pas imaginer de nouvelles applications pour nos panneaux d’affichage numérique, en lien avec les consommations d’énergie ou d’autres choses… »

Qui dit French Tech dit également gros coup de projecteur sur un territoire, pour sa promotion en France, mais aussi, espèrent les porteurs du projet, à l’international.

Réponse de l’Etat en juin

Détenant aussi une casquette d’associée au sein de l’agence web Cube, Nathalie Gosselin espère aussi capter des investissements pour la formation, les associations professionnelles, de nouveaux lieux collaboratifs pour la filière en Vendée, « où il existe plus de 800 entreprises du numérique », évalue –t-elle.

Réponse de l’Etat attendue en juin.

Florent Godard

Source : Le Journal des Entreprises

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